à découvrir…

A découvrir aux alentours

  • Au départ de Bois Charmant.

Promenade et randonnées à travers les champs et la forêt

4 circuits balisés sont proposés :

Un circuit de 20 minutes, un circuit de 30 minutes, un circuit d’une heure et un circuit de deux heures au départ de Bois Charmant

Chasse au trésor à Bois Charmant du 14 juillet au 15 août sur réservation

En famille ou entre amis au coeur des contes de fées pour un moment enchanteur.

Réservation obligatoire au 06 47 72 68 21 

Nous envisageons poursuivre notre jeux de piste l’été prochain, pour information le jeux de piste est organisé par l’association loi 1901 « Amicale de Bois Charmant » qui à pour objectif de promouvoir des événements culturels à Bois Charmant et à aider à la restauration du château.

chasse au trésor à Bois charmant
  • Location de Vélo à Bois Charmant 

Possibilité de louer à la journée où pour la semaine des vélos, le loueur vous apporte les vélos sur place .

Tarif adulte :

  • 11€ par jour
  • 55€ la semaine

Tarif enfant :

  • 7,5€ par jour
  • 45€ la semaine

Réservation au 06 59 99 48 41 

Pour vous aider à faire votre itinéraire : https://infiniment-charentes.loopi-velo.fr/itineraire

  • St Savinien sur Charente / Le Mung.

Une randonnée, au départ de la fontaine de Barbara, longeant le ruisseau le « Charenton », vous permettra de découvrir le bourg de St-Savinien, plein d’attraits et découvrir le « cargo bleu » (regroupement d’artistes).

Sur place les bords de la Charente sont un point de départ, pour une balade fluviale (location de bateaux) ou pédestre.

Base de loisirs sur l’île de la Grenouillette. Les enfants auront la fierté de naviguer sur le lac à bord de bateaux miniatures qu’ils piloteront eux-mêmes, et les plus grands pourront s’arrêter, pour boire un verre, sur la place du marché au café « le Barrage ».

En été piscine de plein air.

  • Taillebourg.

Flâner dans le petit village, puis monter jusqu’aux vestiges de l’ancien château féodal pour se promener sur la terrasse qui domine superbement la vallée de la Charente et offre un magnifique point de vue.

Vous pourrez également louer un pédalo pour une balade au fil de l’eau.

  • Port d’Envaux.

La rive ombragée de la Charente est aménagée pour la baignade.

Location de bateaux électriques, canoë-kayaks, paddles

Une sympathique petite buvette propose des glaces à ne pas rater !!!

Plusieurs restaurants.

Anciennes carrières de pierre investies par un grand nombre d’artistes sculpteurs. Site surprenant.

Ateliers sculptures en été.

  • La Pierre de Crazannes ( très proche des Lapidiales, il existe un chemin  » Les sentiers de la Pierre » qui relies les deux)
  • Château de Crazannes

Joli petit village bordé par la Charente.

Pour les amateurs du patrimoine son superbe château (château du chat botté) se visite.

Les anciennes carrières peuvent également se visiter. Des visites guidées sont organisées pour les bons marcheurs.

  • Saint-Jean d’Angély.

A ne pas manquer : Le moyen âge à laissé une porte fortifiée, la « Tour de l’Horloge », et des maisons à pans de bois. La plupart des rues sont bordées de belles façades d’hôtels particuliers élevés du XVIe au XIXe siècle.

Au musée des Cordeliers on peut admirer une présentation inattendue des souvenirs des expéditions Citroën, dont l’un des véhicules mythiques de ces raids historiques.

La fréquentation du marché, le samedi et le mercredi, est vivement conseillée.

  • Archingeay.

Le surprenant petit musée « Les trésors de Lisette », installé dans une ancienne école,

y présente une collection étonnante d’objets usuels de nos grands-mères.

  • Saintes.

Ancienne capitale de la Gaule Aquitaine, elle offre un patrimoine jalonnant son histoire.

Balade dans les petites rues de la vieille ville.

L’abbaye aux dames

L’église St-Eutrope et sa crypte

Amphithéâtre gallo-romain et vestiges de l’un des thermes alimenté par l’aqueduc.

Majesteux arc honorifique de Germanicus

Mais encore :

Les plages…

-Nous vous proposons également un parcours afin de découvrir les églises romanes de Saintonge : ( dossier proposé par JP Adam)

 Les églises du Chemin de saint Jacques :

Le pèlerinage de Compostelle

Une heureuse coïncidence topographique, veut que le tracé de l’aqueduc de Saintes soit suivi, des siècles plus tard et sans aucun rapport, par une section du grand pèlerinage conduisant, à partir du Moyen âge, à Saint Jacques de Compostelle. Il serait culturellement préjudiciable que les visiteurs de l’installation romaine, ne puissent, très aisément, bénéficier de la découverte et de l’appréciation des sanctuaires édifiés en Saintonge, jalonnant le « Chemin de saint Jacques », au moins entre deux lieux majeurs : Aulnay et Saintes, qui encadrent l’aqueduc entre le nord et le sud.

Historiquement, on peut rappeler que c’est en 951 que Godescalc, évêque du Puy-en-Velay, organise le premier pèlerinage sur la tombe, de saint Jacques, patron de l’Espagne. Cette inhumation ayant été révélée miraculeusement par une étoile, le lieu aurait prit le nom de Campus stellae, le Champ de l’Etoile, devenu Compostella. Au cours des générations, le pèlerinage va connaître plusieurs itinéraires partant initialement du Puy, de Saint Gilles du Gard, de Vézelay et de Paris, via Tours. C’est ce dernier chemin, qui devient la via Turonensis, qui va rejoindre et suivre momentanément l’ouvrage romain jusqu’à son arrivée à Saintes.

Il est important de noter que toutes les églises édifiées sur les parcours conduisant à Compostelle, sont inscrites au Patrimoine Mondial depuis 1998.

1 – Aulnay (15km n-e de St Jean d’Angély)

En conservant la double logique nord-sud, du sens du cours de l’eau conduisant à Mediolanum (Saintes) et la direction suivie par le Chemin de Saint jacques, le premier sanctuaire à voir est l’église saint Pierre d’Aulnay, construite vers 1130, dont les dimensions, la qualité architecturale et les décors, en faisaient et en font, une étape majeure du pèlerinage. Édifiée en dehors de l’agglomération, entourée par un cimetière, cette église se distingue des petites églises du parcours, par ses impressionnantes dimensions. La lecture de l’organisation de la façade ouest, traduit ici une réalité du programme. En effet on y voit trois baies, deux factices, les latérales, et une réelle, le portail central. A l’intérieur ces trois baies correspondent, logiquement, à la grande nef centrale et aux deux bas-côtés. Or, si les églises de village possèdent si souvent les trois arcades, dont deux sont aveugles, il s’agit d’un simulacre destiné à monumentaliser l’accès à un sanctuaire devant évoquer la « Jérusalem céleste ». En effet, à l’intérieur, en raison de leurs modestes dimensions, on ne trouve qu’une nef unique. On sait que cette composition trouve son modèle dans le dessin des arcs honorifiques ou de triomphe, marquant, à l’époque romaine, l’entrée dans la ville ou l’accès au forum.

Le tympan des deux fausses portes d’Aulnay, porte un impressionnant décor sculpté figurant, au Sud, un Christ en gloire et au Nord la crucifixion, tête en bas, de saint Pierre.

La description des sculptures couvrant les voussures des trois arcs, prendrait un temps considérable, compte tenu de leur densité et de leur variété. On y trouve l’inventaire complet des thèmes exploités par les « entailleurs », les sculpteurs d’Aulnay, dont les ateliers vont essaimer dans toute la province, y exécutant leurs innombrables sujets et motifs, parmi lesquels se distingue une étonnante faune de monstres, apparentés aux Harpies antiques, aux Basilics, aux griffons, aux crocodiles, aux boucs ou aux serpents, auxquels s’ajoutent les loups, les lions, les ours et même les éléphants. Cette faune, généralement présentée en situation d’agression d’humains auteurs de fautes majeures, était sensée jouer le rôle du martinet sanctionnant les enfants indociles, ce dont on peut douter. En effet, voisinant avec ces images censément redoutables, s’en trouvent d’autres évoquant, toujours dans l’idée de la réprobation et de la sanction, les vices, opposés aux vertus, dans des représentations, où un humour, parfois audacieusement trivial, marque une tolérance que l’on ne trouve guère aux autres époques.

Devant l’église, au milieu du cimetière, se dresse une croix hosannière dressée au XVe s. Les croix hosannières, initialement installées dans un cimetière, tirent leur nom du mot hébreux hosanna, que l’on peut traduire par« Dieusauve ! » et qui fut le nom d’un cantique chanté le dimanche des Rameaux. La coutume, autrefois, était de déposer du buis bénit au pied de la croix hosannière, pour les Rameaux ou la Toussaint, gage ou espérance, d’une vie terrestre et éternelle, dans la félicité. Détail particulier, les croix hosannières sont munies, sur leur socle, d’un lutrin probablement destiné à recevoir un livre lors des cérémonies.

2 – Saint Jean d’Angély

Cette petite ville constituait, et constitue toujours, une étape de repos sur le chemin des pèlerins, en raison de la présence d’une importante abbaye bénédictine, dont la somptueuse église gothique conservait le crâne (présumé !) de Saint Jean Baptiste, et qui possédait la plus riche bibliothèque d’Aquitaine. Hélas, il ne reste rien de cet ensemble monumental, totalement détruit en 1568 par les Huguenots maîtres de la ville.

Néanmoins c’est à Saint Jean d’Angély que se trouve, dans l’abbaye, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe s., un Centre de Culture européenne Saint Jacques de Compostelle. On ne saurait manquer d’admirer les deux gigantesques tours, commencées en 1741, de la future église abbatiale, inachevée faute de moyens.

3 – Fenioux (8km s-o de St Jean d’Angély)

En poursuivant le chemin vers le Sud, on parvient à Fenioux, où se dresse l’église de Notre Dame de l’Assomption, un édifice manifestement hors d’échelle, par rapport au minuscule village qu’elle dessert.

L’importance de ce sanctuaire, dûe à sa position sur l’itinéraire des pèlerins, se lit, non seulement dans son volume inusité, mais dans le constat qu’il y eut avant le monument actuel, une grande église carolingienne, dont subsiste l’essentiel de la nef. On remarque, en suivant la périphérie de l’église, que la façade ouest et le début de la nef, puis la totalité du chœur, ont remplacé au XIIe s. les dispositions originelles. La grande richesse des sculptures de la façade traduit l’intervention manifeste d’entailleurs de l’atelier d’Aulnay. Le portail est surmonté d’une corniche sous laquelle on voit un Christ en gloire entouré de six apôtres tenant des livres ou des phylactères. En dessous, on reconnaît, sur les voussures, les vertus armées triomphant des vices, des anges glorifiant l’Agneau, les Vierges sages et les Vierges folles et un calendrier zodiacal.

De chaque côté du portail un impressionnant faisceau de 10 colonnes basses recevant l’arc,  prolongée par 7 colonnes hautes tenant lieu de contrefort d’angle. Cet ensemble profus de 34 colonnes, un exemple unique, évoque la structure de la lanterne des morts qui s’élève à peu de distance à l’ouest de l’église.

Ce signal, qui est un fanal, est toujours élevé dans un cimetière, et  celui-ci est le plus monumental de ceux conservés. La lanterne de Fenioux est en réalité une tour en miniature, munie d’un escalier montant jusqu’au lanternon du sommet, permettant, à la nuit tombée, d’allumer la lampe à huile. Habituellement, dans les lanternes plus modestes, celle-ci était descendue et hissée à l’aide d’une corde coulissant sur une poulie.

4 – Saint Savinien

Dominant la Charente dans une situation privilégiée au sommet du « Peu » (la hauteur) les deux édifices d’époque médiévale, l’église et le château, constituent le signal monumental de cette petite ville. L’un et l’autre de ces bâtiments, furent édifiés avec des pierres extraites des flancs de l’éminence qui les porte, et le port fluvial de l’agglomération fut longtemps un lieu d’embarquement de ce matériau d’excellente qualité.

La grande église, au vocable de Saint Savinien, premier évêque de Sens et martyr, bâtie au XIIe s., présente une ample et haute façade, sobrement traitée, à trois arcades sur deux niveaux, dont au niveau bas, conventionnellement, seule l’arcade centrale est ouverte sur la nef unique. Le seul décor sculpté se trouve sur les lignes de modillons qui s’étirent au dessus des deux arcatures, où l’on distingue des visages et une faune pittoresque.

Le clocher, au profil inhabituel, n’a jamais reçu de haute flèche, comme à Aulnay ou au Douhet, mais se termine par une plate-forme ornée en périphérie de pinacles effilés, sorte de flèches en réduction. Or cette décoration, inexistante ailleurs en France, est caractéristique des clochers anglais, dits with tapered pinnacles. Grâce à un dessin providentiel, on sait que cette disposition existait au sommet des six tours de l’église gothique de Saint Jean d’Angely. On est, dès lors, en droit de penser que, dans ce territoire sous contrôle des Plantagenêt, le concepteur de ce corps de l’édifice, comme celui de l’église de saint jean d’Angély, venaient peut-être de Grande Bretagne.

5 – Le Mung (proche à l’o. de St. Savinien)

Eglise Notre-Dame de la Nativité, du XIIe s., à préau de façade (le « balet »).  Elle est l’oeuvre des Templiers qui possédaient une commanderie à proximité. L’unique décor de cet édifice très sobre, se voit sur les chapiteaux de droite de la porte. La nef, non voûtée, laisse voir la charpente, tandis que l’abside voutée fut ajoutée au XVe s.  Dans la nef se trouve une très belle statue de bois de la Vierge à l’enfant, du XVIIIe s.

A l’ancien cimetière, après évacuation des tombes vers un nouveau site, fut laissée une série de vieux sarcophages, dont l’un, au découpage interne anthropomorphe, est d’époque mérovingienne.

A l’entrée du hameau une croix hosannière de carrefour, porte à sa base les statues, décapitées par les révolutionnaires, des évangélistes Jean, Luc, Marc et Mathieu.

6 – La Frédière (10 km s-o de Saint Jean d’Angély)

Continuant le parcours on rencontre, à l’écart du village et le dominant, l’église de Saint Hilaire juxtaposée au cimetière local. D’une simplicité émouvante, d’une faible hauteur et démunie de décor envahissant, cette petite église, ne présente sur son portail que deux voussures sans sujets animés, ne recevant que des alignements de besants (des disques évoquant des monnaies), des cordelettes et des losanges. Seuls les chapiteaux exhibent de pittoresques monstres au traitement rustique. Comme dans de nombreuses églises romanes de Saintonge, de puissants contreforts sont venus au XIVe s. conforter la structure du chevet, sous estimée par les bâtisseurs romans.

Sur la route qui suit le flanc sud de l’église, une croix hosannière, qui semble contemporaine du l’époque romane, reçoit sur son socle les pierres blanches déposées par les pèlerins, geste à l’origine de la formule événementielle.

7 – Annepont

A quelque trois kilomètres au nord-est de Taillebourg, lieu d’une célèbre victoire de Louis IX sur les anglais, le petit village d’Annepont est dominé par l’église romane consacrée à saint André. Si les établissements conventuels étaient généralement habilités à offrir nourriture et asile aux pèlerins, ce sont parfois, dans les petits villages qui n’avaient d’autre lieu d’accueil possible, l’église paroissiale qui rendait ces services. L’église d’Annepont, possède en façade, sur la gauche du portail, une modeste baie fermée par un volet. Les pèlerins en quête de nourriture frappaient au volet, et recevaient une pitance, mot issu de « pitié » ayant même signification que « charité ». De l’autre côté du portail se trouve un élégant reposoir, c’est-à-dire un autel secondaire pouvant recevoir, occasionnellement, le saint Sacrement pour une célébration extérieure de la messe.

Les chapiteaux, extérieurs et intérieurs, abritent une faune pittoresque où des aigles, des lions et des serpents surgissent d’un feuillage dense. Les modillons de la périphérie, comme fréquemment, sont à regarder avec curiosités, on y découvrira des barbus, un harpiste ou un triton, ou des aigles jumeaux, des chouettes ou encore des sirènes, témoignant à la fois de la riche imagination des entailleurs, et de la totale liberté de choix et d’exécution des décors.   

8 – Le Douhet (8km à l’e. de Taillebourg)

Avec cette église, dédiée à Saint Martial, on se trouve à proximité immédiate de l’aqueduc et d’un grand château du XVIIIe s.. A quelques centaines de mètres vers l’est, se trouve le spectaculaire captage romain de La Grand Font et, entre les deux sites, on rencontre le lavoir aménagé sur le baptistère paléochrétien. Enfin, la remise en état de la conduite romaine par le seigneur du Douhet, permit d’alimenter les grands bassins de son château, et l’exutoire de ces bassins fut mis à profit pour alimenter un autre grand lavoir, installé hors de la clôture, non loin de l’église.

C’est la consécration de cette église à Saint Martial, qui fut évêque de Limoges au IIIe s., qui a donné à penser, aventureusement, que cet apôtre des Gaules fit un séjour au Douhet et, peut-être, y consacra le baptistère. Toutefois, cette hypothèse est très faiblement acceptable, car le premier évêque de Saintes fut saint Eutrope, contemporain de Martial, et si le nom d’un évêque devait, ou pouvait, être associé au baptistère, ce serait bien celui d’Eutrope.

L’église, qui elle, est bien au vocable de saint Martial, offre les caractéristiques des sanctuaires de Saintonge richement dotés. Sa façade possède l’arcature à trois baies si fréquente, les deux latérales étant aveugles et la baie centrale ouvrant sur une nef sans bas-côtés. Ces trois arcades, qui sont presque toujours des supports de décor privilégiés, présentent un riche inventaire, rattaché à des sujets pieux, mais demeurant libres dans leur caractère moralisateur, recourant à la caricature, voire la facétie, sans que se note le manque de respect incontournable pour les sujets graves. On y trouve la présentation des douze apôtres, d’où se dégage un tétramorphe, composé du Christ entouré des symboles des quatre évangélistes, qui sont l’homme ailé, le lion, le bœuf et l’aigle. On y découvre aussi une minuscule et exceptionnelle descente de croix ornant un modillon. Par contre les évocations de la luxure sont plus des caricatures humoristiques que des condamnations inquisitoriales.

A l’intérieur, on voit dans le chœur une grande fresque du XVe s. figurant un martyr supplicié sur une croix de saint André.

Comme les autres églises, celle-ci reçut postérieurement les puissants contreforts soutenant une maçonnerie originelle à la robustesse médiocrement estimée.

9 – Ecoyeux, (5km n.e du Douhet)

L’église Saint Vivien, fortifiée au XVe s., à plus l’apparence d’un château fort que d’une église de village. La façade est superbement encadrée par de puissantes échauguettes sur contrefort, à toiture conique, dressées aux deux angles, et reliées par un chemin de ronde crénelé, qui se poursuit en galerie couverte sur la périphérie de l’édifice. Les deux autres corps de bâtiment en saillie, le clocher et la tour d’escalier, sont également munis d’artifices défensifs.

Dans la façade à trois arcades, seule celle du centre est ouverte et donne sur la nef unique. Le massif clocher à la couverture pyramidale, repose intérieurement sur le « carré » voûté en coupole, séparant la nef du chevet.

C’est aussi cette façade spectaculaire qui porte le décor le plus pittoresque : des masques grotesques, un riche bestiaire, et une flore profuse. Sur les modillons on reconnaît, entre autres, un aigle, un lion, un taureau et plus inattendu, un escargot ! C’est la « cagouille charentaise » !

10 – Saintes

Saint Eutrope

Destination de l’aqueduc, Saintes fut aussi une importante étape pour les pèlerins. Des quatre églises existantes, deux sont concernées, il s’agit de la basilique de saint Eutrope, évêque et martyr au IIIe s., et de l’abbatiale de l’Abbaye-aux-Dames. Le premier édifice, dont la flèche se dresse sur la hauteur dominant l’amphithéâtre romain,  est composé de deux sanctuaires superposées, une crypte, que, compte tenu de ses dimensions, on nomme l’église basse, conservant les reliques du saint, et qui fut construite au XIe s., et l’église haute achevée au  XIIe s.. Le programme de ce double sanctuaire est donc composé de cette crypte impressionnante, totalement conservée, et dont les voûtes d’arêtes reposent sur des piles massives. Ces éléments porteurs, constituant les fondations de l’église haute, sont faits de faisceaux de colonnes au chapiteaux richement décorés de végétaux entrelacés, dans lesquels on rencontre également des petits monstres malins aux grandes oreilles.

C’est à la crypte que fut superposé le chœur à déambulatoire de l’église, laquelle fut prolongée vers l’ouest par une nef à bas-côtés aujourd’hui disparue.

Grâce aux documents anciens, on constate qu’il s’agissait, pour l’église haute, d’un programme extrêmement ambitieux. On y trouvait une ample nef à bas-côtés, interrompue par un transept à absidioles et poursuivie par un long chœur à déambulatoire terminé par un chevet cantonné lui aussi d’absidioles.

Sous le premier empire, le secteur ouest de la nef, souffrant de fissures inquiétantes et jugé très instable, fut détruit en 1803 par mesure de sécurité.

Nota : La Halte Jacquaire, un refuge actuel pour les pèlerins, est ouvert à côté de la basilique.

Sainte Marie

Complément d’accueil à la pieuse visite à saint Eutrope par les pèlerins, sur la rive droite de la Charente, autrefois hors la ville, fut fondée en 1047 une abbaye bénédictine consacrée aux femmes, dont l’église de sainte Marie est bâtie au siècle suivant. Ce centre religieux devint rapidement une étape importante vers Compostelle, en offrant le gîte et le couvert aux « jaquets ».

La façade de l’église présente les trois arcades traditionnelles sur deux niveaux, l’arcade ouverte du portail portant une décoration sculptée d’une étonnante exubérance. l’intérieur de la nef, sans bas-côtés, offre un volume impressionnant par ses dimensions et, disposition rarissime, une lumière étonnante dispensée par les amples baies inhabituelles dans l’architecture romane. Les coupoles qui la couvraient, détruites, sont remplacées par un plafond. On note également le clocher carré, coiffé par un cône à écailles dit en « pomme de pin ».

Créé  en 1972, un festival de musique ancienne, installé dans l’abbaye, et qui se poursuit chaque été, a contribué à une revitalisation exceptionnelle du patrimoine de Saintes.